Petit texte sans but

  Petit texte    sans    but




Il est six heures, et l'homme à disparu.
Partout, des bruits s'élèvent. C'est la vie qui revient nous voir.
Quatre ans après. Bruyante. C'est que le silence n'est pas fait pour durer.
Mes yeux sont perdus. Je cherche l'heure, ne l'a trouve pas.
L'horloge est en panne. Un peu comme mon c½ur.
Plus aucun battement. Plus rien ne s'égraine. Suis-je devenue stérile de tout ?

Quelqu'un, une femme, vient d'ouvrir la porte. Le vent s'engouffre.
L'été nous devient long à force de guerre. La femme, elle, vient s'assoir à côté de moi, me prends les mains dans les siennes et me dit les mots.
Je n'ose pas les entendre, alors Jeanne me les dit plus fort, presqu'à les crier.
« La guerre est finie. L'on vient de signer l'armistice ! Tu verras, tout va s'arranger, dans quelques jours Edouard sera là ! »
Alors je l'entends enfin. Je suis pleine du premier réflexe.
Celui que l'on apprend dès lors que l'on vit la guerre et la terreur. Je me méfie.
Et si c'était faux, encore vrai pour quelques minutes, mais déjà démenti de l'autre côté de la ville, de l'autre côté du monde ?
La jeune femme voit mon scepticisme. Elle se lève, s'éloigne, allume un poste de radio qui trône sur le bar où plus personne ne vient attendre, et apaise ainsi mon angoisse.
Une voie profonde et rugissante, celle d'un dirigeant, surgit et va s'éclater contre les murs défraîchit. Un général nous parle, par émetteur interposé.
A tous, à moi, il dit ces choses.
Ces mots que l'on attend, jusqu'à les espérer. Il nous dit notre liberté. A tous, à personne, à qui le voudra. Il parle d'un cauchemar en faillite et déjà dépassé. Il me dit sans savoir que je vais enfin te retrouver.
Je sens des larmes, un sourire, et puis un petit cri.
L'on dirait que je suis blessé, et je viens d'être sauvée !
Jeanne me regarde, mais ne se moque pas. Ses yeux bleus brillent de ce qu'avant nous appelions, la joie. Je crois que ce temps nous à tous grandit un peu plus que l'on ne le croit.
Soudain, une sirène retentit au dehors. Elle appelle les passants.
L'on entend des espoirs s'échapper des bouches des enfants, et les mélodies de guerre, que seuls savent les adolescents de cette décennie là. Le peuple chante sous un soleil déclinant.
Les aubes nouvelles ne sont pas toujours là où on les attend. S'en est beau d'être étonnant.

Jeanne me fait signe de la suivre dans la rue. Sans hésiter, je la rejoins. Je quitte cet endroit où je t'ai attendu juste un peu tous les jours. C'est que l'on est libre vois-tu !
Là, sur les trottoirs et sur les routes, il y a une masse noire.
Des visages épars aux traits encore maigres, mais déjà habités par des lueurs d'espoir.
Des corps de partout qui s'embrassent et se serrent.
Au milieu de tout ça, les autos se frayent un chemin. Spectaculaires et luisantes. La promesse dans le berceau du monde en paix. La vie sera belle, à partir d'aujourd'hui, et que ces hommes de l'ombre se taisent un peu ! Laissons-nous le temps de devenir heureux.
Tout parait si féérique ! Comme sortit d'un livre d'histoire.
Mais bon dieu, c'est que l'on vit !
L'on a vu des horreurs, subit des misères, évités des bombes, enterré des enfants et des pères, l'on a du s'oublier et taire nos pensées, mais voilà qu'aujourd'hui, nous sommes tous ou presque réunis, sur cette place, dans ces rues, où tout le monde désormais se connaît.
Nous sommes là ! Vivants !




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# Posté le samedi 19 décembre 2009 12:25

!! Petite paranthèse !!





Pour ceux qui viennent sur mon blog et qui se demande pourquoi je n'écris en ce moment que sur le thème de la guerre, voici une petite vidéo qui éclairera vos lanternes. C'est un court résumé du dernier album "la république des météors" du groupe français Indochine.

C'est à partir de ces 16 titres que je me suis inspiré avec une amie pour un projet commun, je ne sais pas si je peux le dire comme ça, mais bon je vais me faire plaisir, LITTERAIRE.

Bien sur il y à plein de sources à côté qui sont venus compléter tout ça, ces dernières semaines ayant
étaient très riches en info sur les guerres et tout ce qui les accompagnent..


Voilà voilà vous savez le pourquoi du comment ^^.


# Posté le vendredi 18 décembre 2009 04:57

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 05:19

Wagonie, va gonna


Ils nous on dit de partir.
On vidé nos maisons, et nous ont rassemblé.

Est-ce-que je pense encore à toi ?


L'on s'est habillés, chaudement, je crois,
Et pour longtemps, il me semble.

Un été, un hiver,
Sans te voir.
Un écueil, la misère.
Sera t-on mort ce soir ?

Le train nous sonne.
J'ai peur de ne jamais te retrouver,
D'être folle de ce que je vais découvrir.
Mais je n'ai pas le choix.
Certains hurlent, et les enfants ont froid.
Qu'est-ce-qu'il me reste de toi,
De ta vie ?

Je m'en vais.
Trop loin.

La neige se dépose un peu partout.
Le temps n'est qu'une fête macabre.
Plus jamais je ne serrerai un corps dans mes bras.
Plus jamais d'amour après toi.

Les wagons s'enfilent, une danse lente et progressive.

Ce devrait être à moi, de prier pour toi.
Je m'en vais mourir, et tu défends leur roi.
Je t'aime ce soir pour la toute dernière fois,
Est-ce-que tu le sens, ou bien juste le perçois ?

Le tunnel s'approche de moi, mais tu ne le sais pas.
J'espère que jamais tu ne leur pardonneras,
J'espère sans y croire, que l'on se retrouvera,
Mon tendre amour, ma simple croix.

Cette nuit je te pense, pour la dernière fois.
    Wagonie, va gonna
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# Posté le vendredi 18 décembre 2009 03:35

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 03:52


Douceur de vie,
L'écho résonne.
Est-ce-qu'on survit
Au temps qui sonne ?

Les chants sont forts,
Les églises détruites.
Les adultes ont eut tort,
Et nos enfants sont en fuite.

La mer est belle.
Grise et déjà pleine,
Et ses bateaux de Seine
Viennent sur nos rêves, casser nos peines.

Pour ces quatre années sans foi et choix,
Pour ces rêves que les suivant ne feront pas,
Les étoiles sont plus que jamais des symboles.
Juste des idées sublimées de paroles.

Hier, j'ai encore rêvé de toi,
De ton corps, de tes mains, et même de ta voie.
L'enfer des autres a beau avoir prit fin,
Il reste pour moi entier de chagrin.

Est-ce que tu penses ? Est-ce que tu vis ?
J'ai mal partout, et je subis,
La vie mauvaise et ses ennuis,
Ce qui nous reste amère lorsque l'on prit.

Dans ces matins perdus de joie,
Qu'est ce qui pourrait m'aider ?
Y croire encore une fois,
Un peu plus fort et sans douter ?

J'en suis à tout moment bouleversé,
Les jours passes et rien ne vient me calmer.
Mes jambes en tremble comme celles des condamnés.
C'est que j'entends encore ta voix en moi résonner.

" Tu sais peut être que je n'en reviendrai jamais "
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# Posté le mercredi 16 décembre 2009 10:29

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 03:37




































Tu me hantes,
Me détruits et m'invente.
Ce soir, le soleil est levé,
L'on dirait une aube ensanglantée.
C'est un peu de tes yeux reflétés ;
Cette magie de l'instant,
Une horreur dans le temps.
Et qui sait s'il est encore au présent ?
Déjà, le magnétisme des jours s'est perdu,
Crois tu que l'on devienne fou ?

Des haut-parleurs résonnent de toi.
C'est un peu étrange, je n'y comprends rien.
Ta voie est comme désincarnée de joie.
Tu cris à la guerre finie et aux lendemains,
A l'exil du dictateur lointain,
Cet homme que jamais l'on a vu, mais qu'on a toujours craint

Tu cris à la France libérée et à la beauté des années,
A toutes ces choses auxquelles on a tant rêvé.
Tu cris à nous en faire pleurer.
Comme des enfants, les uns aux autres collés,
Tu hurles à rendre nos libertés, et si tu nous voyais !

Les sourires sur les joues des enfants reviennent de si loin,
Et le bonheur est contagieux d'idée.
L'on est comme fou du futur annoncé,
Comme juste nés de ces années brisées.

L'on est sans savoir, déjà dans la vie de l'après.
Les survivants du passé.


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# Posté le mardi 15 décembre 2009 15:14

Modifié le mardi 15 décembre 2009 15:43